Yves - ma poésie
Primés - HUMAINS FACE À LA NATURE - Humains face à face - Calligrammes - Prose poétique - Haïkus


coquelicots - acrylique personnelle
acrylique personnelle

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POÈMES LES PLUS RÉCENTS
(ordre chronologique inverse)

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LE DESSEIN DES MOTS
De l’amour à l’écrit et vice versa
à I. K. J.
à Daniel Martinez (L’envers des maux, in D’ores et déjà)
6 pieds libres
Le Temps égrène l’heure,
la Terre forge l’amour.

Au sein des crépuscules
brille le feu des paumes
et se nimbent les joies
aux désirs indociles.

Quand l’herbe orne le ciel,
l’infini vibre d’ors,
et la brise des fleurs
dévêt les ombres reines.

Tels des gerbes d’étoiles,
 
les essaims de lumières
se font copeaux des vents
propageant nos futurs.
Dans les lèvres du monde,
vit la source des mots
calligraphiés de chants
aux beautés cristallines.

 Ainsi nos jours écrivent
le présent éternel,
dans le feu des poèmes,
entre aurores et mort.

Le Temps rêve d’amour
à l’heure de la Terre.

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CHANTS DE LA TERRE
classique, alternance par strophes
Quand sa précarité fait naître en nous des rimes,
Parfois tout en douceur, parfois très cadencées,
Sa clameur nous implore en absolvant nos crimes,
Son chant est le foyer de nos paix exaucées,
 
Elle chante dans ses vents.

C’est aussi celle qui, nourrissant nos amours,
A permis de fleurir notre accomplissement,
De nous fructifier dans la flamme des jours,
Chantant de tous ses feux, dessous le firmament,
 
Elle chante dans ses blés.
Lors, elle nous séduit par le chant de ses aubes,
Ses flots où la sirène ensorcelle nos rêves,
La beauté de ses fonds aux ondoyantes robes,
Emperlant à jamais nos lumières si brèves.
 
Elle chante dans ses sources.

TERRE, aux fruits si pluriels, aux azurs fabuleux,
 Aux sillons palpitants, sanglots exaspérés,
De tous les bien-aimés, l'ange miraculeux,
Saurons-nous défricher tes
chant désespérés?
 
Tu chantes dans tes pardons.

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ÉCLOSIONS
libre
Jusqu’à l’heure
où les ombres adviennent fastueuses,
des sillons d’ondes
prodiguent du sens
aux lumières
vierges.

Une mélodie,
retrouvée dans les limbes,
nous suggère une promesse
chantant toutes ses gammes
dans les fêtes
secrètes.
Alors se lève,
dans les flammes naissantes
et le frémissement des roses,
l’odyssée scrupuleuse des doigts,
irradiant de souffles
constellés.

Sculptant le temps,
l’invention des rimes
éphémères et infinies
cisèle la valse des strophes
dans la lave des silencieux
poèmes.

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Mais suite à casse de mon disque dur, plusieurs nouveaux poèmes doivent être réinstallés!...

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TERRE FÉCONDE
dédié à Jules Supervielle (Débarcadères)
néoclassique* 9 pieds
Quand la mémoire vient à la Terre,
La glaise façonne la gaieté,
Lumière éclose d’un grand mystère,
Ce silence nu d’éternité.

Dans la ferveur des saisons en marche
Retrouvons ses plus beaux souvenirs,
Comme les contes des patriarches,
Tracent et chantent son avenir.
Fusion d’immortels éphémères,
Le feu des nuits et le fond des jours
Sont ferments sur la terrestre sphère,
Où les labours brassent les amours.

Par ses arcs-en-ciel plumages d’ondes,
Modulant l’infini des instants,
Elle avive les beautés du monde,
Face à la dure meule du temps.

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TERRE POÉTIQUE
dédié à Jules Supervielle (Débarcadères)
néoclassique* 8 pieds, version originale de NOTRE TERRE II
C’est la musique de ses nuits
Qui chante la couleur des aubes,
Et quand joue le bonheur qui luit,
Fleurit la chaleur de son globe.

Quand notre astre dit l’avenir,
La vie, seconde après seconde,
Nous enseigne son souvenir,
Si belle perle de ce monde.
Son azurée célérité
Et ses perspectives sans nombre,
Témoignent de sa déité
Par les miracles de ses ombres.

Sachant être au diapason
De tout vivant et des argiles,
La Terre dans sa bleue toison
Vit poésie et inutile ! **
* Supervielle n’ayant écrit qu’en libre ou en néoclassique…
** De l’indispensable inutilité de la poésie (Jean-Noël Cuénod)
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LA MER
dédié à Jules Supervielle (Débarcadères)
néoclassique* 9 pieds
En s’immolant à des proues sauvages,
Qui l’entaillent, antique liaison,
Elle crée, anime le rivage
Et l’immensité de l’horizon.

Convoitant avoir autant de rides
Que les feux d’étoiles dans le ciel,
Elle peut aussi, comme les druides,
Jeter des ponts cérémoniels.

Elle épanouit ses émeraudes,
Mais peut dérouter bien des humains
Qui, se dispersant dans leurs exodes,
Souhaitent de meilleurs lendemains.

Ils découvrent le pouls des sirènes
En posant leur pied sur les vaisseaux,
 Et songeant aux flots sous les carènes
Qui, un jour, ne furent que ruisseaux.

Mais avec sa gloire frémissante,
Son pouvoir et son règne parfait,
Ils découvrent leur patrie berçante:
La mer, ronde, mais pas tout-à-fait.

* car Supervielle écrivait en libre ou en néoclassique


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FERVENTES ESCALES
dédié à Jules Supervielle (Débarcadères)
néoclassique* 9 pieds
Dans le coeur d’un homme vulnérable
Organisant son retour au port
Et sa recherche inépuisable,
Vit l’appel d’étapes et de morts.

C’est l’accord des rimes et des houles
Qui lui fait quêter feu ses parents
Sous les eaux et loin de la foule
 Et dans des poèmes transparents.

Il aime les eaux quand elles sont orgues
Et quand la pluie pleure dans la mer
En faisant fuir la noire sorgue
Et le ciel devenir outremer.
Sous des nuées d’encres enfantines
Que de novices doigts buissonniers
Griffent d’émotions argentines,
Dorment les rêves des mariniers.

Sachant dénouer le nœud des heures,
Même épouvantés dans leurs chaos,
Ils exaltent leur vie intérieure
Aux escales Montevideo !
* car Supervielle écrivait en libre ou en néoclassique
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ODYSSÉE POÉTIQUE
Voir fichier spécifique "Poèmes primés"

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VALSE À QUATRE TEMPS
Voir fichier spécifique "Poèmes primés"

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AU PAUVRE LÉLIAN [1]
 

I

Dans les soleils couchants, bonheurs mélancoliques,
Sont des jours affaiblis que ta nuit embellit,
Exhalant des parfums, souvenirs pathétiques,
Sachant rendre sorcier l’oreiller du châlit.

Quand vibre l’avenir, mûrit la fleur des femmes
Qui enrichit ton cœur en d’arômes et ors,
Faisant briller les yeux où crépitent des flammes
Hallucinant les sens, et dedans et dehors.

Vieil ange torturé, tu gémis dans tes rimes,
Flétrissant ton vieux front face aux sales carreaux,
Jade magicien, ton herbe ouvrant aux crimes,
Te laissera défait derrière tes barreaux.
II

Vibrant au son des mots, ton œuvre au goût de larmes
Déferle sa houle et console ton ciel,
Ton verbe inégalé, ton art mémoriel,
Libertins ou dévots, tes vers ne sont que charmes.

Sous la nappe d'azur sont tes cris dans la foule,
Comme il pleut sur la ville et pleure dans ton coeur,
Quand ton regard est triste et se fond en liqueur,
Et de ces souvenirs toute ivresse découle.

De la fiole sorcière, endiablé gastronome,
D’amantes et d’amants, prêtre polyamours,
Dans les échos dansants du chant des troubadours,
Dans les soleils couchants, dort le petit bonhomme
[2].
 
[1] anagramme de Paul Verlaine !
[2] quelques jours avant sa mort, les derniers mots de sa dernière phrase complète, lors d’un retour du Panthéon: «Ce sera peut-être ma dernière randonnée… Allez, petit bonhomme...»

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JE VOUDRAIS ÉCRIRE
poésie libérée 6 pieds

Je voudrais tant écrire
comme le vent caresse
cet oiseau qui s’envole,
gazouillant son bonheur,
en peignant la beauté
dans la joie de ses ailes,

Admirer les lichens
brodant les roches nues,
sous le ciel des prairies
où murmurent les fleurs,
éphémères danseuses,
rimes ensemencées,

Tels les doux vœux gravés
dans les robes des troncs,
laissant parler les arbres
des lumières et des ombres,
des amours disparues,
de celles débutantes,

Dans des heures estompées,
aussi graves et légères
que des chants amoureux,
semences de poèmes
hébergées dans les yeux,
dans une fin du temps,

Puis, migrant dans les doigts,
devenir messagères
par le son de la plume
et ses calligraphies,
de nos mots précieux
glanés par le papier.


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Diplôme d'honneur 2021 ARTS ET LETTRES de France (Bordeaux)

SOUVENIRS D'AILES
Voir fichier spécifique "Poèmes primés"

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À PAUL VERLAINE  *
classique
 
Dans la campagne vide aux pâtures soumises,
Sous l’astre se couchant, le sang pensif des monts
Auréole les ciels, la plainte des églises,
Les cloches de mes nuits et leurs chagrins de sons.

Dans l'obscur des troncs bleus, genèse de ténèbres,
Les secrets des oiseaux ignorés et fluets
Méprisent fièrement les légendes célèbres,
Les hymnes glorieux et les doux menuets.
Le temps du sablier apparaît immobile,
Et même revenu dans un début lointain,
Où le rouet des ans chantait son cantabile,
Avec dans mes esprits des chants de diablotin.

Échos d’anciens bonheurs, d’ineffables parcelles,
De cet âge innocent, pourrais-je être inquiet ?
**
Quand ses jours sont des ans ? Que vastes sont ses ailes ?
- Mon Dieu, de ma jeunesse, oh dis qu’en ai-je fait ?

* Poème écrit avec thème "
Dis, qu’as-tu fait, toi que voilà, / De ta jeunesse ?":
 
LE CIEL EST PAR-DESSUS LE TOIT (Sagesse - 1881)
Le ciel est, par-dessus le toit, / Si bleu, si calme ! / Un arbre, par-dessus le toit, / Berce sa palme.
La cloche, dans le ciel qu’on voit, / Doucement tinte. / Un oiseau sur l’arbre qu’on voit / Chante sa plainte.
Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là, / Simple et tranquille. / Cette paisible rumeur-là / Vient de la ville.
– Qu’as-tu fait, ô toi que voilà / Pleurant sans cesse, / Dis, qu’as-tu fait, toi que voilà, / De ta jeunesse ?

** Pour info j’ai mis cette «licence» Pourquoi cette enfance serait-elle un méfait ? dans le concours Verlaine 2021 qui demandait des néoclassiques !...

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HISTOIRE D'EAUX
voyage d'une source jusqu'à la mer

Voir fichier spécifique "Poèmes primés"
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MULTICOLORES SILENCES
classique 6 pieds
Saupoudrant leurs couleurs
Ou cachant leurs attraits,
Parfois témoins distraits,
Parfois échos des cœurs,
  
Innombrables trésors;

Sous la voûte céleste,
En errance semées,
Dans des gerbes aimées
Ou dans une aire agreste,
 
Secrets multicolores;
Sises dans un fier soir
Ou dans un doux matin,
Qu’elles évoquent un câlin
Ou pleurent dans le noir,
   ;
Paisibles réconforts

Toujours si résolues,
Infiniment fertiles,
Aux teintes vibratiles
Les fleurs sont absolues,
  
Aux silences sonores.

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TERRE POÉTIQUE
Voir fichier spécifique "Poèmes primés"

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TERRE DES POÈTES
alexandrins libérés, voir transcription classique PRIMÉE:

Sur la belle Terre, diamant azuré
À la saveur lyrique, aux paradis d’argile,
Par son destin d’icône au futur infini,
Vit la solution du pourquoi des étoiles.

Les oubliés des chants se souviennent des rires,
Des souvenirs dansants, des heures familières,
Des reflets dans les yeux, des tendresses durables,
Du bonheur partagé, des yeux bleus avant l’aube,
De la pomme qui tombe, des lueurs des épaules,
Des chemins broussailleux, des lumières tremblantes,
De l’ondoiement des blés, des jours blonds, des nuits blanches,
De tous les nouveaux-nés qui éclairent la Vie.

Par les fondations et les cendres humaines,
L’éphémère et le sang, ruines et blessures,
Le temps, frère du vent, âme des survivants,
Étreint la claire flamme en la clé des poèmes.

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GRAND PRIX SPAF de la Délégation Lorraine Grand-Est
pour CINQ poèmes FACE À LA NATURE:

1) FUGUE MÉLANCOLIQUE,
Voir fichier spécifique "Poèmes primés"

2) STANCES ÉLÉGIAQUES,
Voir fichier spécifique "Poèmes primés"

3) LA FILEUSE ET LA VIE,

Voir fichier spécifique "Poèmes primés"

4)
LE VOLCAN DES POÈTES,
Voir fichier spécifique "Poèmes primés"

5) OFFRANDE MARINE,
Voir fichier spécifique "Poèmes primés"

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Mentions d'honneur au Grand Prix du Jury SPAF Nationale pour TROIS poèmes "FACE À LA NATURE" et deux "FACE À FACE:

1) FRÈRES DE CENDRES,
Voir fichier spécifique "Poèmes primés"

2) OMBRES ET LUMIÈRES,
Voir fichier spécifique "Poèmes primés"

3) PRINTEMPS, version libre
Voir fichier spécifique "Poèmes primés"

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AMOURS DANS L'AZUR
Voir fichier spécifique "Poèmes primés"

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PRINTEMPS
version libérée rimée
Venant d’un au-delà du temps,
la féerie des jours crépitants
fait ruisseler la fleur des rêves,
et l’orgueil novice des sèves.

La douce complainte des haies
berce le bruissement des futaies
dans l’effusion des parfums ivres,
s’exhalant de l’argent des givres.

D’aériennes soieries aux fières couleurs
calligraphient les chant ensorceleurs
des oiseaux jaillissant à tire-d’aile,
et s’exaltant de mélodies irréelles.

Racines de sons et de sens,
les ondées sacrent les efflorescences,
les chatoiements se font luxuriants,
et s’harmonisent en se mariant.

Dans les franges roses des aubes
et la farandole de toutes robes,
le récit terrestre tisse une vie féconde,
telle aux origines du monde.


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4) RÊVERIE PASTORALE (et publié dans la revue Diérèse)
Voir fichier spécifique "Poèmes primés"

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5) NAISSANCE D'UNE FÉE
version libre (libérée rimée ci-après)
Dans ce monde bien sombre elle aura de l'ouvrage,
pour changer les mystères en racines de sens;

Les chants rutilants des beautés de son gracieux visage,
feront brasiller les cœurs comme des soleils d'or;

Elle est un tremplin, un soutien et une source,
où l’on croise le magma et la grande ourse;

La pluie nue de ses poèmes fleurit le silence des hommes,
Et ses reflets effacent la douleur de leur fin;
C’est la vie qu’elle ranime quand leurs pas sont trop lourds,
célébrant le présent et le doux chant des âmes;

Que cette petite fée soit le refuge du jour ou de la nuit,
elle est le nôtre, entre sillages et étoiles;

Nos prières s'agenouilleront devant elle,
fondation intarissable de nos fidélités.

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5) NAISSANCE D'UNE FÉE
version libérée rimée
Dans ce monde bien sombre elle aura de l'ouvrage,
pour offrir aux mystères un nouvel éclairage.

Les chants rutilants des beautés de son gracieux visage,
étoileront les plus beaux paysages.

Elle sera un tremplin, un soutien et une source,
lors de nos déficiences ou nos folles courses.

La pluie nue de ses poèmes fleurira le silence des humains,;
Et ses reflets éclaireront les ombres de leurs chemins.
C’est la vie qu’elle ranimera si leurs vies sont des drames,
en célébrant le présent et le doux chant des âmes.

Que cette petite fée soit le refuge du jour ou de la nuit,
elle sera le nôtre, entre nos reposants silences et nos délirants bruits.

Nos prières s'agenouilleront devant elle,
fondation intarissable de joies intemporelles.

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2ème PRIX Concours des Baronnies – Nyonsais (ex concours Flamme d’Or), Mention d'honneur au Grand Prix du Jury SPAF Nationale et au Salon des Poètes de Lyon

LA FILEUSE ET LA VIE

Voir fichier spécifique "Poèmes primés"

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2ème PRIX Concours des Baronnies – Nyonsais (ex concours Flamme d’Or), 2ème PRIX Concours SPAF Occitanie, 2ème PRIX Concours de Valréas, 1er accessit Concours Art et Lettre de France (Bordeaux)

FRÈRES DE CENDRES
Voir fichier spécifique "Poèmes primés"

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LA MINE
trisyllabique «militante»
Voir fichier spécifique "Poèmes primés"

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CHANTS INFINIS
néoclassique 6 pieds, toutes rimes féminines

Les chants des âmes vives,
légères et créatives,
adressent des missives
infinies et festives.

Les poussières et les cendres
signent les regards sombres
dans la chanson des ombres
et des infinis ambres.

Les lumières obscures,
chantantes signatures,
sont les douces parures
d'infinies enlaçures.
Les danses amoureuses,
valses voluptueuses,
sont voix mystérieuses,
et d’infinies berceuses.

Sous les étoiles mortes,
les chansons sont escortes
des nuits humaines, portes
d'infinies cohortes.

Les flûtes de nos vies,
ne sont que féeries,
chansons et mélodies,
pour des joies infinies.

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HARMONIE DES SÈVES

alexandrins «libérés»

Un prologue de flots esquisse notre espace,
Des notes à fleur de peau éclosent de nos êtres,
Des feuillées de chansons se mirent dans nos ondes,
Nos univers s’offrent de réponds en accords.

Comme des oiseaux libres explorant les nuées
Ils s’élèvent et s’unissent aux sillons de nos souffles
Nos appels nos questions s’apprivoisent et marient
La tenture des flammes et la pulpe des âmes

Nos sangs s’enracinent dans les soieries du temps
Orchestrant nos ardeurs dans l’essaim des ferveurs
Empreintes invisibles de racines et d’espoirs
Bleuissant nos sèves en sculptures vibrantes

L'éruption des poèmes étendards des pensées
Nous fait naître rêveurs dans le chaos des astres
Sources du chant des sons quand nos cœurs accordés
Aux secrets infinis nous rendent tels des dieux.

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Académie Léon Tonnelier: Diplôme d'honneur concours Mirabelle 2021
PRINTEMPS
Voir fichier spécifique "Poèmes primés"

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Flamme d’argent FLAMMES VIVES

RICHESSES DU SILENCE
Voir fichier spécifique "Poèmes primés"

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ÉTREINTES ORIGINELLES

Entre cœur des hommes et palpitation des ans,
Entre chair des femmes et rire des enfants;

De la fragilité de la vérité,
le temps qui coule
nous crie la beauté des femmes.

D’une averse d’univers,
les étreintes raniment
l’éternité des renaissances.

Des lumières souterraines,
le monde interpelle
les larmes des anges.
D’un ciel souverain,
les étoiles interrogent
les nuées d’âmes.

Des effrois vaincus,
naissent les flambées fauves
du règne des chœurs.

D'un seul chant d'aurore et d'espace,
la fille d’Ève moissonne
les fleurs de son éternité.

Entre pierre et argile, entre plume et semence,
Entre geste et parole, entre chant et silence.

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LA BEAUTÉ DU MONDE
à François Cheng
Ses insondables cieux,
précieusement entrelacés,
avec l’inexplicable amour,
avec l’indicible désir.

Entre chairs et regards,
entre écoute et sang,
entre brumes et cieux,
entre clarté et abîme.

Entre fièvres et cieux,
entre couchants et rosées,
entre astres et humains,
entre myriades et infimes.

Entre âmes qui enchantent,
esprits qui contemplent,
larmes qui sourient aux cieux,
gestes qui pardonnent.
Entre sources et cieux,
lèvres et regards,
ports et orages,
infimes et infinis.

Son feu torrentiel
est un orage, une source
dans la prairie des cieux,
ou les clos confidentiels.

Dans le chaos des cieux,
fleurissent les étoiles;
dans le secret des cœurs
gît la beauté du monde.

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STREET NIGHT CONCERT

Quand les bruits s’endorment,
les fleurs se réveillent;
quand les parfums s’exhalent,
les mélodies s’abandonnent.

Quand les silences s’illuminent,
les pensées tristes meurent;
quand les sens s’enchantent,
les ondes bruissent
.
Quand les diables se réveillent,
les dieux disparaissent;
quand les anges s’incarnent,
les voix s’encanaillent.

Quand les flammes tremblent,
les âmes s’envolent;
quand les corps s’enracinent,
les treilles se font sèves.

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SYMPHONIE DE NOS QUÊTES (encore en "travail"...)

Quand la baguette luit dans l’attente retenue,
les éléments s'éveillent dans nos silences d’or.

Quand la beauté raffine le ferment de nos cœurs,
elle enflamme la symphonie de nos
sensations.

Quand les sonates de tendresse brillent dans les ombres,
les champs d’images fondent dans le reflet des rêves.
Quand les coulées sonores magnifient les émois,
le bonheur des instants vit dans l’infini présent.

Quand les cataclysmes vibrent dans la soie des cordes,
les sérénités renaissent dans la folie des bois.

Quand les partitions libèrent la danse des notes,
les cieux apaisés signent le terme de nos quêtes.

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1er PRIX du Recueil de Colmar, 1er PRIX de la SPAF Bretagne,
Flamme d’argent
FLAMMES VIVES, Mention d’honneur du Prix du Jury PRIX INTERNATIONAL SPAF


CR
ÉPUSCULAIRE
classique
Voir fichier spécifique "Poèmes primés"

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Apollon d'Or Vaison-la-Romaine 2017, 1er prix de Montmélian 2017,
1er prix du jury de la SPAF Bretagne 2017, 3ème PRIX Concours REGARDS (Vendée)

UN ANGE EST PASSÉ

version poésie libre
Voir fichier spécifique "Poèmes primés"

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3ème PRIX Concours REGARDS (Vendée), Académie Léon Tonnelier: Diplôme d'honneur concours Mirabelle 2021, Mention d'Honneur du Prix du Jury PRIX INTERNATIONAL SPAF

UN ANGE EST PASSÉ
version néoclassique
Voir fichier spécifique "Poèmes primés"

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MIROIRS ÉTERNELS

Sous les yeux des étoiles,
la sève inonde les gouffres,
les ombres sèment la lumière;

les cœurs s'ouvrent aux âmes,
le silence infuse nos chants,
la nuit chante la foi des amants,
la chair tressaille d'illimité,
l'innocence vibre de ferveur,
les pieds invitent la danse,
les mains s'ouvrent aux cieux,
les fleurs se font prières,
les larmes chantent l'infini;
du silence des nuées
     naît la joie de l'orage,
des cris du soleil
     s’écoule le ballet des sphères,
de l'innocence du printemps
     éclot l'orgie des fleurs,
du silence des écrits
     naît la lumineuses poésie
.

Sous les yeux des étoiles,
la mer se fait goutte,
la terre épouse le ciel.

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ESSENCE DES SENS

Que savons-nous
de la souffrance
des fleurs ?

Écoutons-nous
l'alphabet
des feuilles ?

Entendons-nous
les silences
des chants ?
Croyons-nous
la couleur
des abîmes ?

Sentons-nous
les caresses
des mystères ?

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PORTRAITS AU BORD DE L'EAU


Une chienne rogue et brune
rêvant d'eau et de plumes,

Un petit écureuil
plein de fougue et d'orgueil,
Un petit d'homme blond
plein de rêves et de bonds,

Un vieil homme fourbu
comme il n'y en a plus.

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1er prix 2017 au Salon des Poètes de Lyon,
2ème prix
2016 des
Éditions du Bord du Lot par vote des lauréats finalistes

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QUATRE SAISONS
à Paul Éluard* et... Vivaldi !

printemps
Les yeux de mes mains
tissent la moire des rosées,
la tempête des éveils

été
Le reflet de mes regards
épouse l'onde des semailles,
la promesse des fleurs
automne
La flamme de mes sourires
colore le ballet des feuilles,
le sanglot des lumières


hiver
La tendresse de mes chants
réchauffe les chemins de neige,
le frisson des amours.

* Poème perpétuel

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LE SOLEIL DES OMBRES
à Paul Éluard*
La compagnie des ailes avait éteint ses chants,
Donnant au jour sa couleur de nuit;
Le chemin d'ombres s'ouvrait à mes rêves,
Me poussant à rire et m'élancer.

Au bout de la clairière de soleil,
La poussière d'or émerveillée
Enchantait les graines d'espoirs.
Les branches de saulaies
dénudaient ma solitude.

Le nid de la Terre couvait mes désirs.

La fête de l'été
A célébré mon repos
Dans les nuages d'herbes.
* à l'ombre de ma porte
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LA BEAUTE DE LA ROSE
La rose transcende
chaque germe
de sa mort.

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LA BEAUTE DE LA ROSE
version calligramme

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UN LAVIS POUR LA VIE

Les rayons du soleil s'affûtent sur les roches,
pour jusqu'au soir embraser l'horizon.

les arbres cessent de soutenir le ciel,
et se reposent sur leurs ombres.

le vol des passereaux raconte l'espoir,
dans la lumière bleue des commencements.

les feuilles voltigent entre cieux et racines,
conjuguant la richesse des cœurs et la musique des pas.
apprenons aux compagnes les gestes des moissons,
montrons aux femmes lasses les tendresses à venir.

le silence des amants apprend la musique des sphères,
les hommes annoncent la beauté des récoltes.

les mères chantent la douleur d'être fille,
car une femme devient le centre du monde.

les sources dessinent l'histoire de l'amour,
et les nouveau-nés réinventent le bonheur.

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PREMIER FUTUR

Loin sous la surface
de nos mémoires,
tel sillage d'étrave;

Il est poudre du temps,
pur cristal intérieur,
essaim de mots nus;

Souvenir d'un futur,
de chaud fruit mûr,
ombre d'un cri tu;
Respiration du sang
dans le silence des jours,
comme un chant qui pleure;

Des nœuds à défaire
dans la couleur des larmes
et le sel des années;

Un premier amour,

souffle de lumière,
n'est jamais mort.

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LA PROPHÉTIE DES PAUPIÈRES
à René Char:
Le poème est l'amour réalisé du désir demeuré désir


Comme l'écho silencieux de nos sèves,
le ciel posé sur le bord de la fenêtre,
ranime au fond des yeux,
les rêveries de la lune.

Comme l'enfant et la femme
s'engendrent l'un l'autre,
ainsi la danse de nos chants naît
de l'éclosion de nos mémoires.

Comme la foi des cigales
dans le souvenir des pierres,
ainsi nos hymnes
rythment les silences d'or.

Comme la beauté engendre les mots,
la prophétie des paupières
déploie la houle de nos matins,
et l'humain devient poète.

Si le poème est l'amour
du désir demeuré désir,
l'amour est la poésie renaissant
sans cesse des espoirs exultants.

Comme la terre née d’un embrasement,
l'humain naît à l'amour
en décrivant ses flamboiements,
et le poète enflamme ses écrits.

En écrivant ce qu'il aime,
il sème ce qu'il sent,
en voyant ce qui n'existe pas,
il dit ce qui est.

Ainsi sèment
ceux qui s'aiment,
qui connaissent
ce qu'ils ne savaient pas.

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APRÈS UN CONCERT

Arche des notes,
paupières closes,
musique du sang,
franges de lumières,
fugacement ténébreuses,
échos du temps.

gouttes de jouissance
veinées de miels.

pluie de silences
encore lointains rivages,
promesses nées-échappées des songes,
nuées de métamorphoses,
soleils sous l'horizon,
caresses de berceuses.

dilution mystérieuse
de la mémoire.
neige sur l'étang,
spectacle d'ombres,
confidences de racines,
sillons de souvenirs,
traces de brûlures douces,
abîmes sous la houle

repos des âmes
sous des ailes d'anges.

ondes virginales,
solitude espérée,
sommeil des souffles,,
refuge de l'âme
empreintes oubliées,
poème indicible.

lente naissance
de l'absence.

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LE PLUS BEAU NOM

Elle est graine des mots
pour l’aube des frissons,

Elle est ballet des murmures
dans les gerbes d’espoir,

Elle est esprits explorés dans les cœurs,
ferments d’infinis dans les êtres,

Elle est flocons ardents sur les lèvres,
souffles étoilés dans la gorge,

Elle est visages appris dans le noir,
abîmes exorcisés dans les jours,

Elle est sentiments dans la chair des yeux,
ombres dansées dans la parole,

Elle est socle d'une terre
profonde comme les ciels,

Elle est chemin parsemé
de cailloux blancs et de tendresse,

Elle est sourire dans les âmes,
pour vibrer jusqu'à la mort,

Elle a le plus beau nom du monde:
Poésie.


@

LE SILENCE

Dans le silence,
le monde se raconte
tel l'oiseau audacieux,
entre pierre et souffle,
entre terre et chair.

Dans le silence
on se livre à l'éternité,
dont on a décidé
qu'elle n'était qu'après,
alors qu'on y est !
Le silence ne descend pas
que des voûtes du ciel,
nos doigts ne doivent pas
seulement le montrer,
mais écrire sa magie.

Des couleurs de la vie
au mystère de la tombe ,
du parfum des roses
à celui des ombres,
silence des lumières.

@

ÉCRITURE POÉTIQUE

Dans les feuillures du temps
et les vestiges
de l'enfance,

Le geste sculpté de l'être
dans la sève d'ombre
des lumières,

Lutte invisible de la volonté
et du détachement
de l'exaltation et de l'intuition,

Source crépitante ou frémissante,
naissance palpitante ou
création élégiaque,

Avènement patiemment sculpté
ou éclosion impromptue,
éternelle fugacité,

Oriflamme de l'esprit,
poudroiement de la joie
dans la cendre des parchemins,

Quête à mains nues,
douce haleine de l'âme
dans les sillons de papier,

Feuilles gaiement bruissantes à l'écriture,
mélancoliquement silencieuses
jusqu'à la lecture,

Conscience enivrée,
main appliquée,
insatisfaction souhaitée,

Le poète traduit
le message indicible
de la beauté du monde.

@

LA GESTE DES POTIERS

La terre de la passion;
syllabes magiques des gestes,
paroles éblouies des yeux,
forces douces de volonté,
et de hasards désirés.

Entre véhémences et douceur,
inquiétudes et évidences,
des traditions ancestrales
aux merveilles inattendues,
les couleurs renaissent du feu.

Vibrations de purs poèmes
faisant vaciller les âmes,
signaux de songes enfouis,
reflets des houles primordiales,
où les souvenirs se posent.


Ombres lumineuses des rêves,

sueur, peurs, rires et larmes,
argile vivante sous les doigts,
vitrifications du carbone,
ocres, coraux, rouges et azurs.

Métamorphoses fœtales
des poussières de roche,
depuis édens originels
et souffles mythologiques,
jusqu'aux sensualités flammées

Biscuits durs pour gourmands d'art pur,
moissons de technique et d'amour,
Venise, Madras et Judée,
long chemin d'argile et de feu,
la poésie de la Terre.

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ESSENTIELLE INUTILITÉ (ESSENCE CIEL POÉSIE pour certains concours)
Voir fichier spécifique "Poèmes primés"

@
LE POÈTE

La lumière naissante,
telle une ombre
dans mon refuge
aux murs d'azur,
se fait empreinte secrète
de l'oracle d'étoiles,
graveur de sons
sur l'écume du temps
.

       geste suspendu,
        regard intérieur,
        chaos pétrifié,
        sérénité des passions,
        tendresse des socs,
        sous les arches dorées.

Le fleuve des moissons
m'ouvre des sillons
dans les strophes,
comme des rides
sur le front,
comme une rosée
sur mes sentiers
aux parfums de sel.

        rameaux de pulpes
        égarés dans les fronces
        de ciels tumultueux,
        dans la peur des vergers,
        murmuration des sansonnets
        sur le bleu des collines.
Sur le flot des pages
quelques lueurs,
écluses ouvertes
clapotis de plumages,
à la frontière du réel
frémissent les lignes
dans un mariage entre
étreinte
* et éternité*.

    dans le cristal des yeux,
    souffles incrustés,
    athanor de nos sens,
    universels refuges,
    jalons gravés dans le secret
    des hymnes et des soupirs.

Mes rêves pétrissent
des poèmes sur les ailes,
au-dessus des multitudes
et des toits de l'horizon,
espoir sans chimères
bonheur désespéré,
l'haleine du soir
glisse sur les chemins.

        perpétuelle naissance
        des mots fruits de riens,
        de mystères et de lumière,
        feuilles serties d'amour,
        mariage de semence et de bois,
        de démence et de joie,


Signes sur la page.
* Deux mots anagrammes! Montherlant a été le premier à le signaler.

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2ème PRIX au Salon des poètes de Lyon 2019,
Rose d'honneur 2017 aux Joutes poétiques de la francophonie (Les Rosati - Arras), MENTION SPÉCIALE du Jury au concours Paul Verlaine 2016 (et édité dans la revue Verlaine), Accessit aux APOLLON D'OR 2016

LA LUNE DESCEND SUR LE TEMPLE QUI FUT

Voir fichier spécifique "Poèmes primés"

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CONCOURS LITTÉRAIRE INTERNATIONAL Le Bleuet international 2021, 1er PRIX SPAF 2016
LA PERLE
Voir fichier spécifique "Poèmes primés"

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1er PRIX SPAF 2016
Lauréat du concours international 2016 Croxibi (thème "Cévennes")

À EUX

Voir fichier spécifique "Poèmes primés"
In memoriam Étienne et Noémi,
à R.G. Cadou
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Mention spéciale du Jury de Montmélian

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3ème prix de l'Enclave des Papes (Valréas) 2017
Mention d'honneur Apollon d'Or Vaison-la-Romaine 2017

INFINIE FINITUDE

néoclassique
Voir fichier spécifique "Poèmes primés"

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AUX ANCIENS MINEURS

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SUR LE PARVIS DES CATHÉDRALES
à François Cheng *
Entre abandon et
terrestre alliance

Nos ombres jamais ne seront celles des traces de nos pas
mais nous guidons les pieds des novices grimpeurs






empreintes
entre humus et semences
Nos troncs aux croupes frémissantes distillent la sève d'ambre
nos vignes d'ombres sont les berceaux de vos lumières
chaque brindille est source du velours de nos bourgeons
chaque feuille est moule émeraude de nos fruits


ferveurs
entre houles et racines
Nul ne connaît la saveur en nous du reflet des mers
ni le souffle profond des fleurs sur la chair de nos écorces
ni les veines infinies de nos marbres striés de vos songes
mais sous les voiles des brumes résonnent nos trames d'ondes

permanences
entre chant et unisson
Les harpes de nos rameaux orchestrent la complainte des vents
nos écorces conservent les secrètes vibrations organiques
nos cicatrices celles de la forge obsédante des piverts
et nos racines celles de la poudre de vos ossements


promesses
entre torches et blessures
Notre âme vogue entre jades des faîtes et ébènes des ténèbres
mais le soleil subit le grouillement de vos piétailles et escadrilles
et pleure les gémissements de nos souches pétrifiées
souvenirs statufiés des orgues de nos tanières désertées

mémoires
entre paroles et témoins
Vous pavoisez d'être nés de l'argile multimillénaire
nous autres sommes nés de la vie marine originelle
nos feuilles que l'automne a semées comme pluie de vos souvenirs
sont des mots doux que massent les talons des amoureuses
horizons
entre douceur et douleur
Nous accueillons les nids des multiples voilures chantantes
nos chevelures offrent leurs flammes aux colonnes du ciel
nous offrons nos écrins en sacrifice à vos dérisoires serments
et à la vesprée vos feux de joie sont nos chants de mort


entrailles
entre morts et naissances
Vous exhibez encore le sang noir de vos suppliciés
vous faites hurler aux bûchers les poumons ardents de vos sorcières
martyrisant notre chair comme vous fouaillez le ventre des femmes
et livrant vos répugnances aux yeux de déluge des enfants implorants

royaumes
entre gloire et indicible
Notre mort vous réjouit pour les murs de vos palais et de vos masures
la coque de vos vaisseaux ou la voûte de vos églises
mais vous en délectant pour vos croix et vos gibets
pensez à la matière des cercueils de votre dernière demeure


amours
entre errance et infinis
Sur les parvis des cathédrales où souvent le bois est absent
et où vous déposez vos valises comme des amants déchus
pendant que vous scrutez les astres tempétueusement silencieux
nous vivons avec la bruissante voûte céleste nos épousailles éternelles













entre abandon et
cosmique promesse
Nos ombres jamais ne seront celles des traces de nos pas
mais nous marquons ineffablement la marche du temps
* F. Cheng, dans "Cinq méditations sur la beauté" rappelle la tradition artistique chinoise d'insérer des poèmes calligraphiés dans les peintures; cette expression de "trois-arts-en-un" étant finalement considérée comme la forme suprême de l'accomplissement de l'homme. Ainsi, les caractères gras et en italiques sont-ils prévus pour être figurés en calligraphie chinoise; il pourrait être un exemple de "haïbun" japonais... (pdf)

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INVENTER
à Andrée Chédid (Le coeur naviguant)

Oubliés, temples et dieux,
abolis, rites odieux,
à chaque instant,
aux heures meurtries,
vérité se révélant.

Plutôt marcher
que s'asseoir,

L'indicible plutôt

que le savoir,
afin de connaître
plutôt qu'affirmer.

inventer les mots
de la poésie
pour renaître.

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(modèle pour édition)
TITRE




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INTERLUDE
hors publication
projet de publicité pour une coopérative oléicole !

OLIVE ÉTERNELLE

néoclassique 10 pieds

Depuis d’éternels ensoleillés âges,
Elle fut nourrie de purs arcs-en-ciel,
Et comme Ulysse dans son beau voyage,
Elle aima Circé et ses laits de miel
;
Alors, comme une larme de nuage
Amoureuse d’un heureux poète ivre,
Apportée par un rêve de mirage,
Elle a adopté comme nom OLIVE.


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INTERLUDE hors publication

écrit il y a de nombreuses années suite à noyade évitée de très grande justesse...


VOYAGE MARIN
,
Dans les ondes apaisées,
seul je me suis lancé
dans les vagues sans embruns
et le sillage du matin.

J'ai voulu savourer l'infini
sous un ciel riche de gris
et le corps plein d'étincelles,
m'emplir de saveurs originelles.

Explorer les limites de l'ennui,
des dunes encore sans âmes,
et découvrir d'autres envies,
signes des pins tels des flammes.

Je m'éloignais de la terre,
mais poussé par ses mystères,
j'aspirais à des merveilles
à nulles autres pareilles
.
Les oreilles emplies de chants
je n'entendais plus le vent,
dans les yeux les folles mouettes,
reflets des sages goélettes.

Oublié le monde terne
et ses noires balivernes,
dans les vagues éphémères,
et les splendeurs des airs

J'ai laissé s'égayer
mes pensées en épopées
indicibles et fragiles,
comme les plus belles des îles

Sur la mer encore étale
ont disparu les étoiles,
et l'écoute de mon cœur
m'annonçait de nouveaux bonheurs.

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